Des tomates peu sensibles au mildiou et de bonne qualité gustative


Tomate Prévia F1 (Belle-Lorraine F1)

Tomate Prévia F1 (Belle-Lorraine F1)

Quelques hybrides modernes

Pour mettre toutes les chances de mon côté, si l’année est pluvieuse comme en 2012 et en 2013, je plante quelques nouvelles variétés peu sensibles. Previa F1 (rebaptisée Belle Lorraine par Baumaux) s’est avérée depuis 3 ans particulièrement tolérante, mieux que Maestria F1, une variété hybrides plus ancienne.  Bien mûrs sous le soleil généreux de l’été 2013, les fruits de Previa se sont avérés sucrés, doux, fondants, de  qualité gustative très satisfaisante. Une excellente surprise qui a ravi les palais.

Cette année, j’essaie   Philovita F1, une tomate cerise résistante, Philona et Flavance F1, aux fruits rouges foncés. Certes, ce sont elles aussi des variétés hybrides F1 et leurs graines sont très (vraiment trop) chères (graines Baumaux). Mais elles peuvent sauver la récolte en cas de coup dur, une assurance anti-mildiou en quelque sorte !

 Des tomates anciennes, oui, si elles sont bonnes !

Je n’oublie pas non plus Rose de Berne, une valeur sûre, qui s’avère assez résistante au mildiou. Ma préférée pour tout dire !

Tomate Rose de Berne, excellente et assez résistante au mildiou

Tomate Rose de Berne, excellente et assez résistante au mildiou

Pour leurs qualités gustatives incomparables, je plante aussi Noire de Crimée, Cuor di bue (l’authentique Coeur de boeuf, à ne pas confondre avec les hybrides qui s’en réclament mais sont franchement moins bons tout en étant fragiles), Cornue des Andes, Brandywine. J’aime bien aussi Ananas, Potiron écarlate (que Rodolphe Grosléziat m’a fait découvrir), Evergreen. Mais toutes ces variétés, plus ou moins anciennes en fait, sont bien moins productives et, surtout, beaucoup plus sensibles aux maladies.

Tomate Noire de Crimée

 

 Des tomates anciennes et des tomates hybrides

C’est pourquoi, pour éviter de « mettre tous mes oeufs dans le même panier », je cultive en priorité des variétés non hybrides, souvent anciennes, choisies pour leur excellente qualité gustative mais pour certaines peu productives et assez fragiles, et des variétés les moins sensibles possibles, même si leur qualité gustative est moindre et même si se sont des hybrides.

 

Franchement, pourquoi avoir peur des variétés hybrides ? Parce qu’on ne peut pas en garder les graines et qu’elles nous rendent dépendants du commerce et des grands semenciers multinationaux  ? C’est un aspect très important à prendre en compte qui plaide pour éviter les variétés hybrides destinées à nourrir l’humanité. Mais, en ce qui me concerne, à l’échelle de mon petit jardin, comme je n’ai ni le temps ni la place pour garder un nombre de pieds mères suffisants destinés à la production des semences, je ne « fais » pas toutes mes graines et j’en achète régulièrement dans les jardineries ou par correspondance. Je suis donc, de fait, dépendant d’achat de graines.

Tomates Coeur de boeuf et Cornue des Andes

Tomates Coeur de boeuf et Cornue des Andes

 

Mais  les prix de certaines variétés  hybrides, vraiment très élevés, ont de quoi nous révolter et nous braquer  !!!

Publié dans Edito