Un potager biologique, écologique et en permaculture


 

Un potager biologique, écologique,  en permaculture, sur sol vivant

Autonomie en légumes avec seulement 40 m2 par personne

Âgé de plus de 30 ans, le potager bio familial a évolué au gré des besoins et des goûts de chacun.

D’une surface totale de 350 m2 pour 180 m2 réellement cultivés en légumes, le potager bio est organisé en 3 grandes parcelles bordées d’allées engazonnées et de plates bandes de fleurs vivaces et arbustives destinées à l’embellir le jardin et à accueillir les auxiliaires indispensables pour la protection ou la lutte biologique. Il permet de nourrir la famille  toute l’année. Les seuls légumes achetés sont l’ail, trop aléatoire avec notre terre limoneuse, et les melons, trop compliqués et dont la récolte est trop groupée.

Nous cultivons une grande diversité de légumes dont l’essentiel est consommé frais et une toute petite partie transformée pour les conserves. Pour sélectionner les légumes cultivés et choisir les variétés, nous ne cherchons pas la rareté, l’exceptionnel, mais uniquement ce qui est bon, adapté au sol et au climat, le moins fragile et le plus facile à cultiver. Selon les besoins, nous sélectionnons des variétés anciennes ou modernes et parfois des hybrides résistantes aux maladies, si elles sont  adaptées à nos besoins.

 Une permaculture sans « copier-coller »

Notre jardin est de fait et depuis le début conçu dans l’esprit de le permaculture. Avant que ce mot devienne à la mode et s’impose.  Mais nous évitons d’en faire un dogme, une approche théorique parfois coupée des réalités et du sens pratique. L’important est de produire d’une manière autonome, économe, abondante, mais surtout efficace et pragmatique.

 

Chez nous, pas de culture en butte, pas de lasagnes, pas de mandala, de « trou de serrure », de « baissière », ni de spirale à aromatiques.  Ils ne nous seraient d’aucune utilité, mais en revanche très coûteux en temps et en énergie pour aucun bénéfice. Tous nos aménagements sont réversibles, simples et très peu coûteux. N’est-ce pas là une authentique approche de la permaculture, et un gage de « résilience » ?

 

D’autres mots à la mode s’imposent : forêt nourricière, jardin-forêt, forêt comestible, agro-écologie, jardinage sol-vivant, écosystème nourricier…  Nous pourrions tous les utiliser pour décrire notre jardin et notre approche du jardinage. Mais pourquoi remplacer les termes plus anciens et toujours modernes de biologique et écologique ?

Un potager bio où sont cultivées de nombreuses variétés

Tous les ans, nous testons de nouvelles variétés, notamment de tomates, de pommes de terre, de haricots. Nous réalisons la plupart de nos semis mais nous achetons aussi des plants en jardinerie afin de tester les variétés utilisées par les jardiniers. Nous produisons seulement une petite partie de nos graines, faute de temps et de surface suffisante pour sélectionner plusieurs portes-graines.

Nous attachons une très grande importance à l’entretien de la fertilité naturelle en utilisant des méthodes biologiques et écologiques efficaces, autonomes et économes. Il s’agit surtout d’économiser les jardiniers en limitant au maximum le travail du sol, le désherbage, l’arrosage,  la protection des plantes…. Pour que le jardin reste un vrai plaisir, pas une corvée !

 

Le potager est organisé pour l'essentiel en rangs alternés, mêlant légumes et fleurs.

Le potager est organisé pour l’essentiel en rangs alternés, mêlant légumes et fleurs.

Un potager sur un sol vivant

La fertilité de la terre est entretenue grâce aux  paillis permanents qui nourrissent la vie du sol et les légumes et au compost en complément. Des engrais verts sont aussi cultivés dès que possible, pour protéger la terre et nourrir la vie du sol. nous n’utilisons pas d’engrais bio car le compost suffit. L’essentiel du travail de la terre est assuré par les êtres vivants du sol, surtout les bactéries, les champignons, les lombrics que nous choyions tout particulièrement. Autrefois dure comme du béton, notre terre limoneuse est devenue rapidement grumeleuse comme du couscous grâce aux paillis de déchets du jardin. Le bêchage est maintenant rarement nécessaire, même avec une grelinette, une bio-bêche ou une fourche à bêcher. Le paillis de paille de céréale que nous avons pratiqué pendant presque 15 ans n’avait jamais permis d’obtenir une terre aussi poreuse et grumeleuse.

La préparation du sol pour les semis est réalisée au croc, en surface, et les transplantations sont réalisées directement sans travail du sol, en écartant les paillis en place. L’arrosage est limité grâce aux paillis qui maintiennent le sol frais et réduisent considérablement les besoins en eau.Ces techniques biologiques sont celles qu’utilise la permaculture.

 

 Un potager bio sans pesticides ni engrais chimiques, bien évidement

La protection des légumes contre les ravageurs est assuré par les auxiliaires très nombreux dans notre jardin. Au lieu d’introduire des insectes auxiliaires, solution toujours délicate à mettre en œuvre et coûteuse, nous agissons pour accueillir les auxiliaires spontanés tout au long de l’année. Et ça marche !

Contre les maladies, les mesures de prévention et le choix de variétés moins fragiles sont efficaces…. quand le climat ne joue pas trop de vilains tours. En cas de nécessité (lorsque les conditions climatiques sont favorables aux maladies et aux ravageurs), nous utilisons exclusivement des méthodes biologiques (voiles anti-insectes, pièges, est si nécessaire fongicides et insecticides biologiques) à l’efficacité prouvée. Nous intervenons donc parfois pour sauver les récoltes et ne restons pas les bras croisés regarder les limaces manger les jeunes plants de salades. Mais heureusement, c’est en fait rarement nécessaire.

Les plantes sauvages sont nombreuses dans le potager et encore plus dans les autres parties du jardin. Mais les herbes indésirables envahissantes ou gênantes sont maitrisées très facilement et sans peine grâce aux techniques de faux-semis, de semis en ligne et surtout  grâce au paillage, c’est à dire la couverture quasi permanente du sol. Pour pailler, nous utilisons uniquement les déchets verts du jardin. Ce sont les meilleurs paillis qui soient et ils sont gratuits. La même technique est aussi utilisée pour tout le jardin d’agrément.
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